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TÉLÉ-BONNE NOUVELLE

2005

  

Soeur Rolande                  

 


24 janvier 2005 « Aujourd'hui »
15 février 2005 «  Dis-moi »
15 mars 2005   « Comment te plaire Seigneur »
12 avril  2005    « Psaume 8 »
10  mai  2005    « Voici quel est notre Dieu »
07  juin  2005    «Mère Teresa»

 

 

Soeur Jocelyne:

 

 

11 janvier 2005   « Le tsunami »
08 février 2005   « Le Pardon »
08 mars 2005      « Passage dans le Christ »
05 avril 2005       « Jean-Paul ll »
03 mai  2005       « Mois de Marie»
31 mai  2005       « La Visitation»

 

Soeur Gabrielle:

 
04 janvier 2005      « Paix à vous »
01 février  2005      « Que brille la lumière »
01 mars    2005       « La voie du repentir »
29 mars    2005       « Il est présent »
26 avril     2005       « Pape Benoît XVI »
24 mai      2005       « La Sainte Trinité.»
21 juin      2005       « Demeurer les amis de Dieu.»

 

Mardi le 21 juin 2005

                                                                    Demeurer les amis de Dieu

Bonjour à vous,

        L'été qui commence m'invite à communier à tous ceux et celles qui entreront cette semaine en vacances et qui fêteront dans la joie la Saint-Jean Baptiste
        Demeurer les amis du Seigneur en pleines vacances, témoigner des valeurs qui nous habitent, laisser naître de nouvelles alliances, quels défis, quelle mission pleine d'expériences et de créativités ! Oui un heureux temps d'apprentissage, de détente et de don de soi s'ouvre à nous tous pour demeurer les amis de Dieu.
        Pendant ces jours d'été, des espaces, des temps d'émerveillement, de regard nouveau nourriront surement l'être profond et lui apporteront de la détente pour reprendre souffle et coeur.
        Un ami, qui a connu les camps de concentrwtion disait : "On ne peut contempler, sans entrer soi-même dans ce courant d'amour qui a fait sortir Dieu de lui-même pour communiquer au monde son Fils unique, Dans cette lumière, le vrai contemplatif n'est pas celui qui se retire dans la solitude pour se garder de toutes les agressions du monde. C'est l'être qui ne s'appartient plus et qui offre à tous cette présence totale qui n'est rien d'autre finalement que le signe de la communication de Dieu au monde. »Deviens ce que tu contemples...» Transforme-toi tout entière par la contemplation et cela seulement par la charité.
        Que cette contemplation vous soit en partage et bienfaisante tout au long de cet été. Bonnes vacances

Soeur gabrielle


Mardi le 7 juin 2005

                                                                               Mère Teresa


        Mère Teresa nous laisse un héritage d'une grande utilité. C'est une bonne nouvelle pour aujourd'hui. Écoutons-là: "Je ne crois pas qu'il existe quelqu'un autant que moi la grâce de Dieu. Il m'arrive de me sentir si désarmé, si faible. C'est pour cela , je crois, que Dieu se sert de moi. Parce que je ne puis reposer sur mes propres forces, je recours à Lui 24 heures sur 24 . Et si la journée comportait encore plus d'heures, il me faudrait recourir à son aide et à sa grâce toutes ces heures durant. Nous tous nous devons nous accrocher à Dieu par la prière.
        Mon secret est infiniment simple. Je prie. Je saisis que prier, c'est aimer. La prière parfaite ne consiste pas en une multitude de mots, mais en la ferveur du désir qui élève le coeur jusqu'à Jésus.
Aime prier. Ressens souvent le besoin de prier tout au long de la journée. Demande, cherche, et ton coeur grandira pour recevoir le don de Dieu.
        Et garde-Le comme ton plus grand Bien.

Soeur Rolande osc.


Mardi le 31 mai:

La Visitation

Bonjour à vous qui m'écoutez ! 

En ce temps-ci, que c’est beau de voir la nature renaître avec ses verts chatoyants, les oiseaux et leurs gais refrains et les fleurs qui rivalisent entre elles par leurs coloris; cela met le cœur en fête! …

Aujourd’hui, la liturgie, elle aussi, est en fête! C’est la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.

Quel événement tout simple, porteur d’un message aux couleurs de la joie. On y parle de tressaillement, de bonheur, d’allégresse et même d’exaltation et ce message se termine par le Magnificat. Par ce cantique, Marie veut magnifier le Seigneur des merveilles qu’il a réalisées dans son cœur de pauvre.

Elle, Marie, jeune fille d’Israël, choisie par Dieu pour être la mère de son Fils bien-aimé, se révèle toute imprégnée d’une charité attentive aux besoins des autres. Sa joie illumine sa vie et celle des personnes qu’elle approche.

Joie d’être visitée par Dieu; joie de porter en son sein, le Sauveur promis; joie de partager le bonheur de sa cousine et de lui être un soutien dans les derniers mois de sa grossesse.

Quel est le secret de la joie de Marie? Celle-ci lui vient de sa foi, de sa confiance en Dieu; elle est fruit de sa docilité à l’Esprit.

Nous qui cheminons sur cette terre, aux prises avec les défis de nos vies trépidantes et souvent bousculées, demandons à la Vierge Marie, d’intercéder pour nous. À son exemple, soyons perméables à l’action de Dieu et des semeurs de joie!

Sainte Marie,Mère de Dieu
Gardez-moi un coeur d'enfant,
Pur et transparent comme une source.
Obtenez-moi un cœeur simple,
Qui ne savoure pas les tristesses;
Un coeur magnifique à se donner,
Tendre à la compassion;
Un coeur fidèle et généreux,
Qui n'oublie aucun bien,
Et ne tienne rancune d'aucun mal.

Faites-moi un coeur doux et humble,
Aimant sans demander de retour
Joyeux de s'effacer dans un autre coeur,
Devant votre divin Fils;
Un coeur grand et indomptable
,
Qu'aucune ingratitude ne ferme,
Qu'aucune indifférence ne lasse;
Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
Blessé par son amour,
Et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel.
Amen!
Léonce de Grandmaison

Soeur Jocelyne osc.


Mardi le 24 mai 2005 :

La sainte Trinité

Cordial bonjour ,

        Comment aujourd’hui,  vous transmettre une source vivifiante…une Bonne Nouvelle.  Vous savez, dimanche, nous avons fêté la Présence de la Trinité,  centre du cosmos et de l’histoire.. Dans cette perspective une Parole éternel et infini résume toute la Révélation : Dieu est amour.   Nous pouvons expérimenter cet amour au plus intime de nous-même. Avez-vous déjà essayé d’être à l’écoute de votre cœeur…de discerner Sa présence.

        L’amour, vous serez sûrement d’accord avec moi, est toujours un mystère, une démarche de foi, donc une réalité qui dépasse la raison sans la contredire, qui en exalte même les potentialités.

        Jésus nous a révélé le mystère de Dieu : Lui le Fils, nous a fait connaître le Père qui est dans les cieux et nous a donné l’Esprit Saint, l’amour du Père et du Fils.

        Ainsi Dieu n’est pas solitude mais parfaite communion. Pour cette raison la personne humaine, image de Dieu et porteuse de Dieu, se réalise dans l’amour qui est don profond et sincère de soi.

        Vous savez, nous pouvons nourrir cette présence intérieure et féconde en disant paisiblement comme Élizabeth de la Trinité « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous.» ou comme le montre  le Père Caffarel dans ses cours d’oraison : « Ô Toi qui est chez toi au plus profond de mon être, je t’adore.»

 Sainte Claire nous invite à demeurer les amies de Dieu. Avec elle, je vous dis : Que le Seigneur soit toujours avec vous, et puissiez-vous être, vous aussi , toujours avec lui !

Soeur Gabrielle osc.



Mardi le 10 mai 2005                                                                              7 ième dimanche de Pâques

                                                        Voici quel est notre Dieu
Bonjour,

Il m'est bien agréable de vous partager quelques réflexions tirées d'un beau livre du Cardinal Ratzinger devenu le pape Benoît XVI. Le titre du livre "Voici quel est notre Dieu" en voici un extrait:

« Personne ne peut se trouver soi-même s'il ne fait que se regarder et chercher à se construire à partir de soi seul. Comme être de relation, l'homme est constitué de telle manière qu'il ne devient lui-même que par l'autre. Ce sont les rencontres avec d'autres qui lui permettent de découvrir son sens et la tâche de sa vie, son exigence et ses possibilités. À partir de cette structure fondamentale de l'existence humaine, nous pouvons comprendre la foi et la recontre avec Jésus. La foi est d'abord rencontre avec le Christ. Parmi toutes les rencontres dont nous avons besoin, cette rencontre avec Jésus est la plus fondamentale.
Toutes les autres rencontres ne permettent pas de savoir clairement d'où nous venons et où nous allons.La rencontre avec lui nous donne une lumière fondamentale nous permettant de comprendre Dieu, l'homme, le monde, notre mission et notre sens.
C'est par elle que toutes les autres rencontres prennent leur vraie place.

Bonne journée pour de belles rencontres.

Soeur Rolande


Mardi le 3 mai 2005                                                                                 6ième semaine du temps pascal

                                                                       Mois de Marie

Bonjour!...

«C'est grand la foi quand on y pense comme il faut...»

Oui, «c'est grand la foi !» C'est grand comme le coeur de Dieu. Comme son projet d'amour sur nous. Avant la création du monde, déjà, en regardant son Fils, il a pensé à nous. Il nous a choisis, pour que nous soyons dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard.D'avance, il nous a destinés à être ses enfants par Jésus-Christ. Voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance. (Lire Éphésiens 1,3-6)
        Et lorsque les temps furent accomplis, Dieu envoya son Fils. Il est né d'une femme justement pour faire de nous des fils et des filles de Dieu. (Galates 4,4)
        Oui c'est par une femme que Dieu est venu. Par une femme qu'il a réalisé son rêve : «Se faire semblable à nous pour nous rendre semblable à lui.» Et le nom de la jeune fille était Marie...» (Luc 1,27)

            Loué sois-tu Seigneur
            pour ton humble servante!

            Celle que tu as faite toute belle
            à ta pure image et ressemblance
            Tu la'as choisie afin d'accomplir en elle de grandes choses.
            Saint est son Nom!

            Marie !
            Heureuse mère au milieu des tes enfants:
            petits et grands, tous ensemble nous te proclamons bienheureuse

            Nous t'aimons, Marie!
            Nous, frères et soeurs de Jésus,
            aujourd'hui, demain et toujours,
            avec l'ange nous te disons :

            «Réjouis-toi ! LE SEIGNEUR EST AVEC TOI!» 1

        En ce mois qui t'est dédié, ô Marie, nous recourrons à ton aide maternelle afin que notre coeur soit toujours davantage disposé à accueillir l'Esprit Saint agissant dans notre vie et à devenir ainsi de plus en plus semblable à ton Fils bien-aimé.

Soeur Jocelyne

__________________________

1.Hervé Aubin, Le Seigneur est avec Toi, Ottawa, 1987 Novalis, page188.


Mardi le 26 avril 2005                                                                                  5ieme semaine du temps pascal 

                                                                           Benoît XVI

        Dans la joie de Jésus-Christ nous avons accueilli un nouveau pasteur pour notre chère Église.
En ce jour ou notre Évêque nous invite à rendre grâce pour la présence parmi nous de Benoît XVI et à prier en Église pour lui, j'aimerais vous partager comme Bonne Nouvelle un passage de son homélie d'intronisation :
        «Ce n'est pas le pouvoir qui rachète mais l'amour ! C'est là le signe de Dieu qui est lui-même amour. Combien de fois désirions-nous que Dieu se montre plus fort ! qu'il frappe durement, qu'il terrasse le mal et qu'il crée un monde meilleur ! Toutes les idéologies du pouvoir se justifient ainsi, justifient la destruction de ce qui s'oppose au progrès et à la libération de l'humanité. Nous souffrons pour la patience de Dieu. Et nous avons néanmoins tous besoin de sa patience.
        Le Dieu qui est devenu agneau nous dit que le monde est sauvé par le crucifié et non par ceux qui l'ont crucifié. Le monde est racheté par la patience de Dieu et détruit par les impatience des hommes. Une des caractéristiques du pasteur doit être d'aimer les hommes qui lui sont confiés, comme les aime le Christ, au service duquel il se trouve. Sois le pasteur de mes brebis, dit le Christ à Saint Pierre, et à moi en ce moment. Être le pasteur veut dire aimer, et aimer veut dire être prêt à souffrir. Aimer signifie donner aux brebis le vrai bien, la nourriture de la vérité de Dieu, de la Parole de Dieu, la nourriture de sa Présence qu'il nous donne dans le Saint-Sacrement.»
    Son homélie d'intronisation nous invite à l'amour et à la prière, qu'il en soit ainsi pour chacun(e) de vous dans cet aujourd'hui de Dieu.


Mardi le 12 avril 2005                                                                        3ième semaine du temps pascal 

                                                                           Psaume 8

Aujourd'hui, j'aimerais prier un psaume avec vous.
J'ai choisi le psaume 8 qui chante la gloire de Dieu et la grandeur de l'homme. Je l'ai choisi sachant que ce psaume a été copié de la main du Pape Paul VI et emporté sur la lune par un cosmonaute américain. Intéressant n'est-ce pas ?

Seigneur, notre Dieu
qu'il est grand ton Nom sur toute la terre !
Je vais chanter ta splendeur qui surpasse le ciel.
Ta louange se forme déjà aux lèvres des nourrissons
et le babil des tout-petits est un defi aux orgueilleux.
Lorsque je vois ton ciel oeuvre de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu as fixées,
je dis : qu'est-ce qu'un homme pour que tu t'en occupes ?
Tu en as fait presqu'un dieu,
comblé de gloire et de splendeur;
tu l'as fait dominer sur l'oeuvre de tes mains,
tu as mis l'univers à ses pieds : brebis et boeufs tous ensemble,
même les bêtes sauvages
oiseaux du ciel et poissons de la mer
parcourant les sentiers des eaux.
Seigneur notre Dieu,
qu'il est grand ton Nom sur toute la terre !


Mardi, le 5 avril 2005  2ième semaine du temps pascal - Jean-Paul ll

Grâce et paix à toi qui m’écoutes!

    Depuis quelques jours, qu’est-ce qui remue les cœurs à ce point que de partout de notre planète, les mass-médias rapportent de multiples témoignages de personnes touchées au plus profond d’elles-mêmes?
    Un nouveau tsunami responsable de nombreuses pertes de vie? Un tremblement de terre important dans une région du globe? Un raz-de-marée dévastateur?
    Non, rien de cela! …Si un courant de sympathie ébranle la terre entière, c’est à cause d’un homme très diminué, âgé et malade depuis quelques années et qui s’est endormi dans le Seigneur, ayant assumé sa vie jusqu’au bout, comme personne humaine et comme croyant.
    Le décès de notre Pape Jean-Paul II affecte non seulement l’ensemble des catholiques mais également des personnes de toutes religions et des non-croyants, des pauvres et des riches, des grands de ce monde et des gens très humbles de notre société.
    Les fibres du cœur de tous et de chacun sont touchées par ce départ; et sans doute l’authenticité de sa personne, en tous temps et en tous lieux y est pour quelque chose.
    Jean-Paul II était tout entier dans ce qu’il accomplissait, que ce soit dans la prière, dans un discours, dans un bain de foule ou dans une rencontre plus personnelle. Il était un homme libre, unifié et dont les actes posés étaient en harmonie avec sa foi en Jésus-Christ.
    Au tout début de son pontificat, il avait lancé son « N’ayez pas peur! … » et, en vérité, il nous en a donné l’exemple tout au long de ses années à la tête de l’Église. Animé par une grande espérance, l’amour de Dieu le pressait de parler et c’est avec assurance qu’il proclamait la Parole de Dieu, sans la falsifier. Il a prêché le respect de la vie, la justice et la paix. Il a fait naître des raisons de vivre dans le cœur des jeunes. Il a défendu les petits, les pauvres et les opprimés et leur a manifesté un réel amour.
    C’est lui qui s’est mis à parler de la civilisation de l’amour et non seulement il en a parlé mais son témoignage de vie confirme ses paroles. Que dire de plus sur cet homme dont la personnalité a marqué sans conteste cette période troublée de notre histoire humaine? Jésus-Christ était au centre de sa vie et sa confiance en Lui évidente. Il a rejoint Celui qu’il a aimé et qu’il a servi dans ses frères et sœurs que Dieu lui avait confiés; il est certain que, d’auprès du Père, il ne nous abandonnera pas.
    Pourtant, si de par le monde tant de personnes sont interpellées par l’existence et la mort de ce Pape hors du commun, souhaitons que son message pénètre les esprits et les cœurs, vers une transformation profonde de l’humanité, le début d’un monde nouveau.
    Utilisant la prière qu’il avait préparée à l’avance pour le dimanche de la miséricorde, redisons avec lui:

« Jésus, j’ai confiance en toi! Aie miséricorde de nous et du monde entier! »

Soeur Jocelyne


Mardi le 29 mars - Il est présent 

Le message évangélique que nous lisons aujourd’hui, nous donne un récit fondateur de la foi chrétienne. Jésus se fait reconnaître par Marie-Madeleine. Elle est envoyée aux apôtres pour leur annoncer que Jésus est vivant, qu’il est ressuscité. Elle devient ainsi la première missionnaire

Donc ce que nous célébrons en ce temps pascal , c’est sans doute notre foi au Christ ressuscité, mais c’est aussi et même surtout la foi de Jésus, sa confiance totale et indéfectible en son Père à qui Il a rendu Son Esprit en cette heure de confusion et d’obscurité sur le Golgotha et de qui Il l’a reçu à nouveau dans la lumière du Premier Jour, dans la lumière de Pâques. Croire en Jésus et en sa foi, c’est aussi croire comme Lui; c’est travailler à la réalisation de son message d’amour. «Dieu nous aime»

Le récit de Marie-Madeleine et celui des autres rencontres de Jésus avec ses disciples après sa Résurrection se résument en une affirmation «Il est présent». Ce message vaut encore aujourd’hui: même au sein des confusions, des recherches de notre monde et de nos vies personnelles, Il est présent et vivant et nous appelle non seulement à ne jamais perdre foi en la Vie mais aussi à nous consacrer tout entiers à travailler à sa pleine et définitive victoire sur la mort.

Heureux temps pascal

Soeur Gabrielle


Mardi le 15 mars 2005

«Comment te plaire Seigneur ? »

C'est une vielle question de toujours, n'est-ce pas ? Question que nous retrouvons dans nos lectures de la Bible en ce temps du Carême. Au prophète Michée, par exemple Un homme se demande comment se présenter devant le grand Dieu, le Très-Haut ?
Réponse du prophète: "Homme, on te l'a dit ce que Dieu attend de toi: Rien d'autre que d'être juste, bon et de marcher humblement avec ton Dieu."
Est-ce facile?  Oh non ! Voilà qui est bien plus difficile que tous les sacrifices que vous pouvez inventer pour oublier ou contourner la divine exigence. Que ne suis-je pas prête à offrir, quand je veux plaire à Dieu, plutôt que cet acte de justice, cet élan de bonté, la patience de me tenir humblement en la présence de mon Dieu. Comment te plaire , Seigneur ?
Tu le sais bien qui que tu sais !
                    Soeur Rolande


Mardi le 8 mars 2005 « Passage dans le Christ »

Bonjour

      Mardi soir dernier notre chère sœur Laurence s’est endormie dans le Seigneur. Quoi de mieux que de vous partager des passages de l’homélie prononcée à ses funérailles par M. l’Abbé Marcel Brisebois.« Cette vie qui s'achève, disait-il, n'a pas commencée pa hasard et elle n'a pas été conduite par un destin aveugle. Cette vie a été voulue, désirée, attendue par Dieu. (...) Il a tout vécu, tout partagé avec elle. Dans sa vie, il a inspiré, éclairé, soutenu une foule d'initiatives, jusqu'à sa décision de quitter une profession, sa famille, le monde, pour devenir une religieuse contemplative au sein de l'Ordre de Sainte Claire.
        Dans cette vie, tout a été grâce, même les moments d'échecs, de tâtonnements, d'épreuves et de péchés. Car Dieu, on le sait, écrit droit avec des lignes courbes, comme le dit un poète. À travers tout ce qu'a vécu soeur Laurence, Dieu a façonné son coeur et lui a appris la grande affaire de la vie, la seule qui compte en définitive: aimer.
        Et un peu plus loin il disait: «il faut voir la mort chrétienne comme le moment où l'on  rend sa vie au Père. Elle devient ce qui donne du sérieux à notre existence et son poids à notre amour.
        La mort nous appelle à vérifier notre espérance. Non pas à partir de la peur ou à partir de cette espèce de pari dans lequel nous enfermerait un Dieu justicier. Mais plutôt  à partir du sentiment qu'éprouve tout homme à l'approche de la mort et qu'éprouvait soeur Laurence, celui d'un inaccomplissement.
        Et voilà où commence l'espérance. Espérant pouvoir, à l'heure de notre mort dire à Dieu :«Ô Dieu, accomplis, en recevant ma vie, ce que tu as voulu faire depuis le commencement du monde; va jusqu'au bout  de ce que tu as commencé en me créant; va jusqu'au bout parce que moi je ne puis aller plus loin.»
        Et l'accomplissement que Dieu seul peut faire de tous ces commencements humains, c'est la résurrection. Nous ne savons pas grand chose de la résurrection sinon qu'au moment où nous nous arrachons à la vie présente, nous serons repris par Celui qui tiendra sa promesse. Comme Jésus remettant sa vie entre les mains du Père, nous serons repris par le Dieu vivant, non le Dieu des morts mais le Dieu qui donne la vie, ce Dieu qui s'émerveille et qui nous introduira dans sa lumière.»
Oui, c'est une réalité certaine: Dieu nous aime; son amour nous précède et nous accompagne en tout ce que nous vivons !

Que cette pensée vous habite tout au long de ce jour !

            Soeur Jocelyne
      


 Mardi le 1er mars 2005 : La voie du repentir

Bonjour!
Est-ce que vous savez que le point de départ de la Bonne Nouvelle c'est le repentir...Jean Baptiste et Jésus commencent tous les deux leur prédication par ce thème. Nous le retrouvons en l'Évangile de saint Mathieu par ce verset «Repentez-vous car le Royaume des cieux est tout proche».

Donc sans repenti, il ne peut y avoir de vie nouvelle. En passant des saintes Écritures aux Pères de l'Église, nous retrouvons exactement la même vérité, répétée avec insistance. Ce repentir n'est pas simplement une étape, un préliminaire, il se poursuit toute la vie. Mais qu'entend-on en fait par repentir? Ce mot évoque généralement le désir de changer, le regret d'avoir péché, le sentiment de culpabilité, la sensation de peine et d'horreur face aux blessures que nous avons infligées à notre prochain et à nous-même. Une telle vision est cependant incomplète. Le repentir c'est un changement de l'esprit, une transformation fondamentale de notre perspective, une nouvelle manière de voir Dieu, les autres et nous-même. C'est donc un acte de grande intelligence et pas nécessairement une crise émotionnelle. Le repentir n'est pas un accès de remords et d'apitoiement sur soi-même, mais une conversion, un recentrage de notre vie sur la communion, sur la Sainte Trinité.

Esprit nouveau, conversion, recentrage, le repentir est quelque chose de positif et non de négatif. Saint Jean Climaque écrit » La pénitence est la fille de l'espérance et le renoncement au désespoir. Le repentir n'est pas découragement, mais attente ardente; non pas sentiment d'être dans une impasse, mais d'avoir trouvé une issue; non pas haine de soi, mais affirmation de son vrai moi. Dans ce sens positif le repentir apparait
comme une attitude permanente. Chacun, chacune dans son expérience personnelle, peut connaître des moments décisifs de conversion; mais dans cette vie le travail du repentir demeure toujours inachevé. Saint François d'Assise disait »Commençons, mes frères, nous n'avons encore rien fait» Et nos frères et soeurs d'Orient nous ont transmis cette belle prière de repentir: «Seigneur, Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur».

Joyeuse journée Soeur Gabrielle


Mardi le 15 février 2005  « Dis-moi... »

Une belle prière pour un jour de carême

Dis-moi comment changer le monde
juste in tout petit peu.
Comment rendre l'air que je respire
un peu plus frais, un peu plus doux.
Comment tendre la main
à celui qui me refuse un sourire
à celle qui m'a fait mal

Dis-moi comment vivre d'amour
juste un tout petit peu.
Comment suivre ton Fils
jusqu'au pied de l;a croix.
Comment refuser de baisser les bras
devant les tombeaux qui se ferment
Comment trouver les gestes et les mots
qui feront craquer le mur de haine.

Dis-moi comment bâtir la paix
juste un tout petit peu.
Comment unir ma voix
à celle de l'homme qui souffre.
Comment donner courage
à la femme qui tremble
Comment offrir des fleurs
aux mains qui portent des pierres.

Seigneur, «rends-moi la joie d'être sauvé;
que l'esprit généreux me soutienne». Psaume 50

Soeur Rolande


Mardi le 8 février 2005   « Le Pardon »

Bonjour!

        Hier et aujourd’hui, pour nous clarisses, ce sont des Journées Eucharistiques, journées que nous nommions autrefois, « les Quarante Heures. »
            C’est un temps privilégié pour nous tenir plus longuement auprès du Seigneur, nous laisser imprégner de son amour et pour apprendre à aimer comme Lui.
            Dans ce sens, je voudrais vous lire la prière d’un prisonnier inconnu, écrite sur un bout de papier qu’il déposa sur le corps d’un enfant mort dans le camp de concentration de Ravensbrück. C’est un exemple exceptionnel de pardon qui fait réfléchir; voici cette prière:

            « O Seigneur, ne te souviens pas seulement des hommes et des femmes de bonne volonté, mais aussi de ceux de mauvaise volonté.
            Mais, oublie toutes les souffrances qu’ils nous ont infligées, rappelle-toi plutôt les fruits que nous avons récoltés grâce à ces souffrances; notre camaraderie, notre loyauté, notre humilité, notre courage, notre générosité, la grandeur de notre cœur, qui en sont nés.
            Et quand viendra l’heure du jugement pour ceux qui nous ont infligé ces souffrances, laisse les fruits que nous avons portés être leur pardon. »

 Si durant l’Holocauste, des personnes ont pu vivre l’amour à ce point, dans des conditions inimaginables d’horreur, comment ne pas demander au Seigneur cette grâce de l’aimer toujours plus?

 Demain commencera le carême avec le Mercredi des cendres; que ce soit un temps où, au plus profond de notre cœur, nous nous laissions travailler par le Seigneur, transformer par Lui; que nous en venions à épouser de plus en plus les sentiments qui habitent son cœur, au point de devenir un autre Lui-même auprès de nos frères et sœurs, des personnes imprégnées d’amour et qui dégagent de l’amour comme un parfum agréable à respirer.

Oui, répandons la bonne odeur du Christ! (cf. Éphésiens 5, 2)

       Je vous le souhaite de tout cœeur et à nous aussi! … Bonne journée! …
                                                                                                                       Soeur Jocelyne


Mardi le 1er février 2005     « Que brille la lumière »

Bonjour,

Nous voici au début de ce beau mois de février.
   
    Ne voyez-vous pas déjà les jours qui allongent et nous invitent à accueillir la lumière en nos coeurs pour rayonner de la vie de Dieu.
    La foi en la Lumière jaillit souvent des ténèbres expérimentées, de la peine ressentie. C'est ainsi que notre fragilité ouvre nos coeurs à nos frères et à nos soeurs. La compassion, quelle grande découverte !
    L'amour de Dieu s'est répandu en nos coeurs par une brèche vécue. Cet amour nous est entièrement donné. Padre Pio dit: c'est le miel avec lequel toutes nos affections et toutes nos actions sont adoucies. Notre domaine intérieur est vraiment heureux lorsqu'il y règne cet amour. Cet amour, des personnes le vivent, à la suite de Jésus-Christ. En connais-tu ?
    Si oui, comme le dit le Sage, n'hésite pas à fréquenter le seuil de leur maison pour apprendre cette Bonne Nouvelle. Jésus est Lumière...elle brille en ton coeur.


Mardi le 25 janvier 2005    « Aujourd'hui »

Bonjour.

Le Savez-vous ?
La chose la plus précieuse que vous possédez c'est aujourd'hui.
Aujourd'hui est votre priorité. Aujourd'hui vous pouvez être heureux, pas hier, ni demain. Hier est passé et demain n'est pas encore là.
La vaste majorité de nos misères sont des restes d'hier ou empruntés à demain.
Gardez votre aujourd'hui bien propre. Décidez dans votre esprit de ce que vous en faites: Il vous appartient absolument.
Aujourd'hui est à vous. Il vous a été donné. Jouissez pleinement de ce qu'il vous offre. Saississez-le à pleines mains, à plein coeur. Prenez-en les joies et les peines de telle sorte que sur sa fin vous puissiez dire: J'ai vécu et j'ai aimé aujourd'hui.

Soeur Rolande


Mardi, le 11 janvier 2005  « Le Tsunami »

Bonjour !     Vous aimez la neige?

Il suffit de s’éloigner quelque peu de la ville pour que de magnifiques paysages s’offrent à nos yeux. Oui, toute cette blancheur me fait penser à l’innocence, à la douceur et à l’amour! …

Pourtant, je frémis aussi intérieurement quand je songe aux itinérants, aux sans-logis et à tous ceux et celles qui sont mal logés; toute cette beauté qui nous entoure, emporte avec elle, son lot de souffrances! …

Souffrances aussi, il y a, si nous quittons notre beau coin de pays pour rejoindre par la pensée, toutes ces contrées dévastées par le tsunami; en quelques minutes, non seulement l’environnement fut transformé au point d’être méconnaissable, mais des milliers de personnes furent emportées par les flots, des êtres chers furent séparés et le bilan des morts s’accroît chaque jour; plus de 150,000 victimes à date.

Universellement, les gens se mobilisent pour aider de multiples façons; les gouvernements attribuent de fortes sommes, des équipements et du personnel qualifié pour faire face à ce désastre.

Croyants et non croyants, personne ne reste indifférent devant une telle tragédie; tous, jeunes et moins jeunes se sentent rejoints dans leurs entrailles et des gestes de solidarité se multiplient, de plus en plus. Mais, pour combien de temps? …

 Des troubles, en divers pays, entre autres, en Iraq, en Israël, en Haïti et au Darfour font, jour après jour, de nombreuses victimes innocentes; qui s’en préoccupent? …Quand s’arrêteront ces massacres inutiles, insensés? …Comment rester sensible à tant de misère et garder le cœur ouvert en pensant que toutes ces gens, ce sont nos frères et nos sœurs?

Nous, chrétiens, à tous les actes de solidarité que nous pouvons apporter concrètement, joignons le geste de la prière pour que, peu à peu, notre cœur soit emporté, non pas par un tsunami, mais par un courant d’amour fraternel si fort qu’il puisse entraîner le monde entier dans une ère nouvelle où la justice, la paix et le partage règneront pour le bonheur de tous. Soyons de plus en plus, dans notre milieu, « sel de la terre et lumière du monde » comme Jésus nous le demande.

L’oraison de l’Eucharistie de ce jour se lit ainsi : « Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l’univers du ciel et de la terre; exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. » Cette oraison devient réalité chaque fois que nous posons des actes qui construisent la paix autour de nous. Que le Seigneur fasse fructifier nos efforts.

             Bonne Journée! … soeur Jocelyne


Mardi le 4 janvier 2005

Bonne Année à chacun, à chacune de vous,
   
        Aujourd’hui, en communion avec nos frères et sœeurs d’Asie je désire vous partager
un poème sur la vie pour 2005.

La vie c’est la pluie et le beau temps.
C’est la rosée du matin et la douceur d’un coucher de soleil
La vie c’est un sourire, une larme,
Des souvenirs et des espoirs, des jours bleus et des jours noirs.
La vie c’est toi, c’est moi, c’est nous, c’est tout
La vie c’est le souffle divin…
C’est le plus beau, le plus précieux
C’est sacré et c’est à respecter…
La vie c’est un changement perpétuel et continuel…
C’est s’adapter, essayer, tomber, se relever, gagner, échouer.
La vie c’est comme un jeu qui suivrait les caprices des vagues et du vent …
N’essaye pas de la prévoir, de la deviner, de la comprendre, de la changer…
La vie, vis là au jour le jour…avec confiance, courage, optimisme et amour
Accroche un sourire à tes lèvres, regarde bien droit devant toi et suis ton étoile,
Regarde bien droit devant toi…où que ce soit, des jours merveilleux t’attendent.
                     Raymond J Comeau

Soeur Gabrielle osc.



Mardi, le14 décembre 2004
3ième semaine de l’Avent


Bonjour! …

      Dernièrement, je lisais ceci dans une revue qui a commencé de paraître à la suite de la JMJ de Toronto, la Journée Mondiale de la Jeunesse, en 2002 :

             «Lorsque le Pape choisit la ville où il donne rendez-vous aux jeunes du monde entier, il le fait toujours pour une raison pastorale importante. En 2002, il a voulu venir au Canada parce qu’il savait combien les jeunes d’ici ont soif d’une authentique rencontre avec Dieu.

              À Toronto, Jean-Paul II a rencontré les jeunes et leur a dit: «Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. Vous êtes les bâtisseurs de la civilisation de l’Amour. »

            Jamais encore on avait parlé de cette manière aux jeunes d’ici. Des centaines de milliers d’entre eux ont été bouleversés de l’entendre et de prier avec lui.

      Les JMJ sont une grande fête de la foi. Une fête où le feu nouveau de l’amour, de la paix et de la vie se propage à tous et qui est ensuite ramené par les jeunes dans leur milieu de vie familial, scolaire ou professionnel. » ( Le JMJiste, vol. 3, No 1)

           Et saviez-vous qu’à la suite de l’événement de 2002 à Toronto, les jeunes de notre diocèse se sont dotés d’une croix semblable à celle qui circule à travers le monde selon le pays choisi par le Pape? Cette croix pèlerine est accueillie dans les diverses paroisses et communautés religieuses depuis le mois de février 2004.

            Nous, les clarisses, nous avons accueillis cette croix dans notre chapelle, du 5 au 12 décembre dernier. À cette occasion, nous avons porté dans notre prière, tous ces jeunes du monde, avec leurs problèmes, leurs aspirations et leurs espérances. Il va sans dire que nous avions une intention toute particulière pour les jeunes du diocèse de Valleyfield.

           Unissons nos efforts afin que par notre agir, nos attitudes et notre accueil des jeunes que nous côtoyons, ils sentent notre appui, notre support et aient le désir de devenir ces bâtisseurs d’un monde nouveau, un monde où il fait bon vivre, où  chacun a une place et peut être heureux, un monde transformé
par l’Évangile! …

           En terminant son discours, à Toronto, notre Pape Jean-paul II disait aux jeunes :

  «Soyez pour le monde, visage de l’amour!
            Soyez pour la terre le reflet de sa lumière!
            C’est le don le plus beau et le plus précieux
            que vous pourrez faire à l’Église et au monde! » (28/07/2002)

   Aidons-les à réaliser cet idéal! …

                   Que la Vierge Marie veille sur eux tous et sur nous! …

                Soe ur Jocelyne osc.

   


 

Mardi, 23 novembre 2004

34ième semaine du temps ordinaire                

Je vous offre aujourd'hui, en guise de Bonne Nouvelle, un beau texte de Charles Péguy.
Le voici:
        « Mais l'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne moi-même. Ça c'est étonnant.  Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et  croient que demain, ça ira mieux. Ça c'est étonnant. Et c'est la plus grande merveille de notre grâce. J'en suis étonné moi-même. Il faut que ma grâce, soit en effet d'une force incroyable pour que cette petite espérance vacillante, tremblante à tous les vents,  anxieuse au moindre souffle se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure; et invincible, et immortelle, et impossible à éteindre, que cette petite flamme du sanctuaire qui brûle éternellement
dans la lampe fidèle.  Une flamme tremblottante a traversé l'épaisseur des mondes,
une flamme vacillante, à travers  l'épaisseur des temps, l'épaisseur des murs. Une
flamme impossible à atteindre, impossible à éteindre au souffle même de la mort. »

Laissons-nous atteindre aujourd'hui par cette flamme invincible .

Soeur Rolande osc.

 


Mardi, 16 novembre 2004

33ième semaine du temps ordinaire                 

 

Bonjour à vous 

      Hier, à la célébration eucharistique, le célébrant nous posa cette question : « Tenez-vous « mordicus » à Dieu? … »

            Eh bien, je crois que, Zachée dans l’Évangile, lui, y tenait avec ténacité!
Dans le texte de ce jour, il est décrit, courrant en avant et montant dans un arbre
pour apercevoir Jésus.

      Et parce que Zachée avait le cœeur ouvert par le désir, Jésus lève les yeux
vers lui, le presse de descendre et s’invite dans sa maison.

              Quelle chance il a eut, n’est-ce pas? …Vous aussi, me direz-vous, vous le
cherchez! …Pourtant, à chaque jour, nous avons la même opportunité de pouvoir accueillir Jésus chez-nous. Reprenons l’Évangile d’aujourd’hui, mettons-nous à la
place de Zachée et nous verrons Jésus nous rejoindre dans notre quotidien et nous rendre visite.

     Voici ce que Dieu me dit, à moi, aujourd’hui même, dans sa Parole :
« Descends vite dans ton cœur parce que je m’invite chez toi! …

      Et quand Jésus est là, que se passe-t-il au-dedans? … Le simple fait de
revenir à mon cœeur, me donne davantage de profondeur et, au contact de Jésus,
je peux m’exercer à aimer comme Lui.

Et, tout doucement, un changement s’opère en moi. Tout comme pour Zachée,
mon regard change; j’apprends à dépasser mes premières impressions, à « changer
de lunettes » comme on dit, à fermer les yeux sur les petits travers des autres et à
faire appel au beau et au bon qu’il y a en eux.

 Et si c’était vous qui preniez la place de Zachée, tout comme je viens de le faire,
que diriez-vous à Jésus? Que vous répondrait-il au fond du cœur?

 Quant à moi, je me souviendrai du regard bienveillant de Jésus, de son regard d’amour qu’il a posé sur Zachée et qui l’a bouleversé au point qu’il s’est détaché de
ses biens parce qu’il a reconnu la vraie richesse qu’est Jésus.

         Sur vous et sur moi, Jésus porte le même regard plein de miséricorde et de
bonté; cela vaut la peine de le fréquenter pour lui devenir semblable dans l’amour! Essayez  et vous m’en donnerez des nouvelles! …

                 Bientôt! …soeur Jocelyne osc