Sanctoral Franciscain
en référence avec Wikipédia, sanctoral franciscain et autres sources.

 

 

Immaculée Conception de la Vierge Marie

8 décembre  Patronne de la famille franciscaine

François d'Assise a reconnu en Marie l'épouse du Saint-Esprit en qui demeure toute plénitude de grâce. C'est sous la protection de la Mère de Dieu que l'Ordre des Frères Mineurs a pris naissance à la Portioncule et c'est elle que François a choisie comme patronne de l'Ordre. À la suite du bienheureux Duns Scot, les franciscains ont contribué à la proclamation solennelle du dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie par Pie 1X en 1854.

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3 janvier : Saint Nom de Jésus

Le nom de Jésus fut invoqué par les premiers disciples pour guérir les malades, mais c'est au 1e siècles que la dévotion au Nom de Jésus se développa dans les monastères et plus tard chez les Ordres Mendiants. Thomas de Celano montre combien saint François savourait le nom de Jésus en le prononçant (1Cel 86,115; 2 Cel 199). Le grand apôtre de cette dévotion fut saint Bernardin de Sienne.

4 janvier : Bienheureuse Angèle de Foligno

Née en 1248, Angèle avait un tempérament de feu qui la portait à bien des excès. Vers l'âge de trente cinq ans, elle prit soudain conscience du vide de sa vie; elle pria saint François d'Assise et trouva un guide spirituel sûr qui la guida. Après la mort de son mari en 1291, elle renonça à ses biens et entra dans l'Ordre franciscain séculier où elle s'éleva au sommet de la vie mystique.

Bibliographie: «Le livre d'Angèle de Foligno»  d'après les textes originaux 1285-1298  traduit du latin par Jean-François Godet présenté par Paul Lachance et Thaddée Matura. Collection Atopia 1995


12 janvier
Bienheureux Bernard de Corléon religieux du 1er Ordre

Philippe Latini, né à Corleone, en Sicile en 1605, dans une famille de paysans très modeste fut un enfant difficile. Après un apprentissage de cordonnier, il s'intéresse au port des armes en participant à une milice communale. Voulant servir les faibles et les pauvres, par ce moyen, il blesse grièvement un adversaire et commence à réfléchir au sens de sa vie. Désirant faire pénitence il veut entrer chez les Capucins, Les Frères ne sont pas pressés de l'accueillir. Il y est admis en 1637.

Durant 35 ans , il vécut en frère convers humble et mortifié, acceptant n'importe quel emploi, dans n'importe lequel couvent, toujours dévoué pour ses frères. La base de sa vie tranquille était la contemplation incessante du Christ en croix et son attachement à l'Eucharistie. Son renom de sainteté attire des fidèles qui veulent bénéficier d'intercession et de miracles. Il meurt au mois de janvier 1667. Le pape Clément XII , en 1768 l'a béatifié.

Le Bienheureux Bernard de Corleon par Jérome de Paris.
 
" Loué soit le bon Jésus !
D'un instant est ma peine,
D'éternelle durée sera ma joie." Prière du frère Bernard

"Jetez tout souci dans le sein du Dieu de toute bonté" Frère Bernard
 


16 janvier : Bérard et ses compagnons  Premiers martyrs de L'Ordre des Frères Mineurs.

Beraldus et ses compagnons les saints Othon, Pierre, Adjutus et Accurse, franciscains.
Originaires de la noblesse italienne, ils quittèrent Assise avec la bénédiction de
saint François et gagnèrent Séville en Espagne qui était encore ville musulmane. Puis ils se rendirent à Marrakech au Maroc.  Roués de coups, ils ne se tinrent pas pour vaincus. Arrêtés, mis en prison. Ils ont continué à prêcher et ils ont refusé de renier le Christ, le sultan les a décapités le 16 janvier 1220. Ils sont les premiers martyrs franciscains. Inspiré par eux Ferdinand di Martino se joignit à l'Ordre des frères Mineurs et prit le nom d'Antoine connut aujourd'hui comme saint Antoine de Padoue.
Ils ont été canonisés par Sixte V en 1481.

 

20 janvier : Eustochie Calafato, clarisse

Smeralda Calafato naît en 1434 à Messine en Sicile (Italie). C’est l’époque du mouvement de réforme de l’Ordre franciscain. Très marquée par cette spiritualité (car de célèbres franciscains viennent prêcher à Messine), sa mère l’éduque pieusement. Très jeune, on veut lui arranger un mariage, mais elle se réfugie chez les clarisses. Ses frères, furieux, menacent de brûler le couvent et ramènent Smeralda à la maison, mais ensuite, constatant le sérieux de sa vocation, ils la laissent revenir chez les moniales.
Elle entre en religion, en 1446, sous le nom de sœur Eustochia. Mais en fait, la supérieure, entraînant sa communauté, est contre le mouvement de réforme. Déçue, sœur Eustochia obtient la permission de vivre avec quelques autres selon la pauvreté primitive. Elles font un premier essai dans un hôpital délabré. À cause de l'effondrement du toit de l'église, les pauvres recluses sont contraintes de changer de domicile, puis elles s’établissent non loin de là au Mont de la Vierge, Montevirgine. Ainsi naît un nouveau couvent de clarisses dont elle est élue abbesse. Sa vie est marquée par une austère pénitence et dans son amour de Jésus-Christ, elle veut partager les souffrances de Celui qui est son Époux, allant jusqu’à lui demander :
« O mon amour, ou bien retire-moi de cette vie, ou envoie-moi des souffrances, car je ne pourrais vivre autrement, étant donné que tu es mort pour moi au milieu de tant de peines. Je ne puis vivre sans toi ».

Elle se distingue aussi par un grand amour de l’Eucharistie, passant des heures entières à terre devant le Saint-Sacrement, mais se tenant à une certaine distance par respect et par conscience de son indignité. Quand elle communie, elle est secouée par les larmes. Son grand amour pour le Christ la pousse à contempler la vie de Jésus dans les Écritures, ainsi que dans les écrits de sainte Brigitte. Elle dit à ses sœurs : « Rappelez constamment à votre esprit les paroles douces comme le miel que le doux Seigneur nous adresse dans les Saintes Écritures ». Et elle est capable, des heures durant, de leur expliquer ‘toutes les déclarations du Seigneur’.
Même amour enflammé pour sa ‘très douce Mère’. Sœur Eustochia est très attentive à la célébration des heures canoniales. Quand elle exerce les fonctions d'abbesse, elle ne donne pas des ordres péremptoires. Elle préfère faire appel à la bonne volonté de chaque religieuse en disant simplement: "Qui parmi vous voudra faire ceci?" Mais quand elle les voit tomber en quelque faute, elle en souffre et n'omet pas de les corriger avec affection.

Sa charité dépasse les frontières du monastère, comme l’explique bien le Pape dans son homélie : « De sa cellule du monastère de Montevergine, elle étendait sa prière et la valeur de ses pénitences au monde entier. Elle voulait ainsi être proche de tout frère, calmer toute douleur, demander pardon pour les péchés de tous. (…) Quand on adhère au Christ, on l’aime avec son Cœur même, lequel a une capacité de charité infinie. »

Sentant approcher l’heure de sa mort, Sœur Eustochia exhorte ses consœurs à l'exercice de la charité réciproque et à l'observance de la règle. Elle meurt en 1491 après avoir récité toute la nuit les versets de psaume qu’elle aimait. Sa charité envers tous les hommes et les miracles opérés sur sa tombe, ainsi que la conservation de son corps, font que la population l’a tout de suite adoptée et considérée comme sainte. En 1782, le pape Pie VI confirme son culte. En 1988, Jean-Paul II fait reprendre l'examen de sa cause et la canonise à Messine, dont elle est la patronne, devant une grande foule.


22 janvier
: Jean-Baptiste Triquerie Prêtre et martyr Ier Ordre Conventuel

Le frère Jean-Baptiste Triquerie, né à Laval (Mayenne) le 1er juillet 1737, fit ses études à Nantes. À 16 ans, en 1753, il prit l'habit de Frère Mineur, au couvent d'Olonne où il fit son noviciat. Dans cette maison de la province de Touraine-Pictavienne, de la mouvance des Récollets, c'est-à-dire la stricte observance de la Règle. En 1771, la Commission royale des réguliers obligea tous les Observants de France à passer aux Conventuels.
Le Père Jean-Baptiste se signalait par son amour des sciences sacrées et de son zèle de prédicateur. Il fut confesseur et aumônier de plusieurs monastères de clarisses. Il devint en 1778
gardien du couvent d'Olonne. Excellent directeur de conscience, il fut arrêté à Laval (France), le 5 janvier 1793 à cause de la Révolution française et son refus du serment de1791(Liberté-Égalité). Le 21 janvier 1794 il fut condamné à mort et guillotiné avec 13 autres prêtres. Avant de monter sur l’échafaud, il cria d’une voix forte : «Je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu’au dernier soupir.»
Les 14 « martyrs de Laval » furent béatifiés par Pie XII, le 19 juin 1955.

 


27 janvier
: Angèle Merici

Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. La première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée. En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux.
Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle préfère passer son temps avec le Christ, dans la prière et une vie simple, plutôt que de s’adonner aux plaisirs mondains.
A 18 ans, afin de pouvoir se consacrer au Seigneur librement et d’être admise régulièrement à la table eucharistique (fait rare à cette époque), elle demande à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise, et devient Sœur Angèle. Elle travaille, prie, participe à la Messe et communie le plus souvent possible. Elle jeûne et mène désormais la vie simple et au service des autres qu’elle désirait.
Elle se sent alors pressée intérieurement d’accomplir sa mission: fonder une « Compagnie » de femmes qui veulent se consacrer au Seigneur. Elles vivront leur consécration sans se retirer de leur lieu de vie. Là où elles seront, elles vivront leur vie de prière et seront attentives aux besoins des autres.
A
ngèle qui aime beaucoup Sainte Ursule, une martyre du 4ème siècle particulièrement populaire à cette époque, la donne comme patronne à sa fondation.
La transformation de la Compagnie en Ordre religieux, après le Concile de Trente (1545-1563), a obligé les filles d’Angèle à entrer dans des cloîtres. Apostoliques, elles ont continué d’être apôtres en devenant éducatrices. Héritières de la «pédagogie» d’Angèle, qui excellait dans l’art d’accueillir et de conduire chacun, les Ursulines ont su alors devenir des formatrices à travers les siècles, et spécialement au service de la jeunesse, selon la mission que l’Église leur a confiée.
Angèle meurt le 27 janvier 1540.
Elle est canonisée le 27 mai 1807, par Pie VII. 
À Voir aussi:
- sur le site des Ursulines de l'Union Romaine,
'connaître sainte Angèle Mérici', 'sa vie'
-
sa biographie et les oeuvres à son sujet
En tout, soyez aimables ! Gardez-vous de vouloir obtenir par la force. En effet, Dieu donne à chaque être humain le libre arbitre. Le Seigneur ne veut faire violence à personne. Il propose seulement, il invite et conseille.
Sainte Angèle Mérici, dans son testament

30 janvier
: Hyacinthe de Marescotti , vierge clarisse, pénitente du Tiers-Ordre régulier

Née vers 1585 à Vignarello, Viterbe, en Italie. Sa famille était illustre. Son père confia son éducation aux sœurs franciscaines du couvent Saint-Bernardin, où était entrée sa sœur aînée. Après quelques années de vie religieuse, elle tomba malade, et une fois guérie, connut une véritable conversion la conduisant à des pratiques rigoureuses de pénitence corporelle, mais surtout elle entra progressivement dans une ardente contemplation et fut gratifiée du don des larmes et d’une grande compassion pour les pécheurs.
Elle assuma la charge de maîtresse des novices. Elle fonda plusieurs associations pour le service des pauvres et des malades. Elle répandit dans la ville de Viterbe, pendant le carnaval, la coutume de l’oraison des Quarante heures. Celle-ci fut adoptée ensuite dans toute l’Église. Elle est morte le 30 janvier 1640. et canonisée en 1807

FÉVRIER

4 février : Saint Joseph de Leonisse, prêtre capucin

Eufrasio Desideri  naquit  en 1556 à Leonissa (Rieti, Italie) . Missionnaire en Turquie, il se dévoue auprès des esclaves chrétiens. Accusé d'avoir outragé la religion musulmane, il est capturé, torturé, il échappe à la mort et fut renvoyé dans son pays. Tout en menant une vie de prière et de pénitence il reprit son activité de prédicateur en Italie. Il fut canonisé par le pape Benoit XIV. Pie XII l'a proclamé , patron des missions capucines en Turquie.

Sainte Jeanne de France, fondatrice des Annonciades

Fille du roi Louis XI, elle désirait se consacrer à Dieu. Donnée en mariage au futur roi Louis d'Orléan, elle fut répudiée et se retire à Bourges et c'est là qu'elle fonde en 1501 l'Ordre des Annonciades. Elle fut béatifiée le 18 juin 1742 par Benoit XIV et elle fut canonisée le 28 mai 1950, par le pape Pie XII.

Citation de sainte Jeanne: «Sur la terre, chacune de nous, bien consciente de ses propres déficiences, devienne cependant conforme à la vie de la Vierge Marie, pour l'honneur de Dieu et le salut du monde
».

Bibliographie : Annonciade hier et aujourd’hui, Monastère de l’Annonciade, Brucourt (F), 2003. Ouvrage à se procurer auprès des monastères de l’Annonciade.
Site :http://pagesperso-orange.fr/annonciade/index.htm


6 février : Saints Pierre Baptiste, Paul Miki et leurs compagnons martyrs

«C'est pour avoir prêché l'Évangile que nous perdons la vie» st Pierre Baptiste.

Ce furent les premiers martyrs du Japon, en 1597 (6 franciscains, 3 jésuites et 17 tertiaires japonais). Ils furent béatifiés trente ans plus tard et canonisés en 1862, huit ans après la réouverture du Japon à l'Occident.


7 février ; Sainte Colette de Corbie, clarisse

Sainte Colette est née à Corbie en 1381. Elle est à l'origine de la réforme du second Ordre franciscain, les clarisses, fondée par sainte Claire au XIIIe siècle.
C’est à son confesseur, le franciscain Pierre de Vaux, mais aussi à l’une de ses compagnes en religion, sœur Perrine, que l’on doit la rédaction de ses Vies sans doute rédigées vers 1471 dans le cadre de son procès de canonisation. Selon les auteurs des vitae, sainte Colette naît à Corbie en Picardie, d’un père charpentier et d’une mère longtemps stérile la mettant au monde à l’âge de 60 ans, modèles spirituels tout droit sortis de la Bible.   
A l’âge de dix-huit, Colette perd ses parents. C’est alors qu’elle décide de mener une vie de recluse. Elle prend l’habit du tiers ordre franciscain le 17 septembre 1402 et s’enferme dans un reclusoir de l’église Saint-Etienne de Corbie. Révélations et visions marquent alors sa vie. Un jour, en vision, saint François d’Assise la requiert notamment à Dieu pour porter remède à tous les maux et péchés dont souffre l’Église.
Peu après le franciscain Henri de La Baume la rencontre et devient son principal appui. Il l’accompagne à Nice, auprès du pape Benoît XIII à qui elle vient demander la grâce de pratiquer intégralement la règle de sainte Claire, et particulièrement la pauvreté vécue de manière communautaire et pas seulement personnelle. Le pape souscrit à sa requête. Elle fait profession le 14 octobre 1406 et fonde un premier monastère où elle accueille toutes les femmes qui désirent vivre selon cette règle. En 1410, elle prend possession du monastère des clarisses de Besançon et en fait le berceau de la réforme. On la traite de visionnaire, de fanatique, de folle. Mais Dieu sème les miracles sous ses pas. Très vite, la communauté se développe et sa réputation de sainteté s’étend. C’est le début de la réforme appelée ultérieurement « colletine ». En quarante ans, Colette de Corbie fonde ainsi ou réforme près de dix-sept couvents, parmi lesquels ceux d’Auxonne et de Poligny. Elle rencontre aussi nombre de résistances, comme au couvent du Puy, qui finit par être gagné par l’esprit de la réforme. Elle s’implante aussi en Flandres, à Gand, où elle fonde le petit monastère de Bethléem. Elle meurt à Gand en ayant mené à bien la réforme de 380 couvents dans l’ensemble de
l’Europe.

Elle aide aussi saint Vincent Ferrier à réparer le schisme papal. Elle meurt à Gand le 6 mars 1447. Son culte se développe surtout après la peste de Gand en 1469.

Ses reliques sont transférées à Poligny (Jura) chez les Clarisses dans un couvent fondé par elle-même. Elle avait fait la promesse d'y revenir. Sa châsse y est toujours précieusement conservée.
Les femmes enceintes l’invoquent ! Après sa mort, le culte de sainte Colette déborde largement l’ordre franciscain. Très vite, la sainte devient aussi la protectrice des enfants, puis des femmes enceintes et des accouchées.

Bibliographie: Lopez, Élisabeth; Sainte Colette de Corbie
                            Roisin, Simone;
Sainte Colette de Corbie
                            Lopez, Élisabeth;
Sainte Colette et la Maison de Bourgogne
                            Ferrand;
Sainte Colette, fondatrice du monastère Sainte-Claire du Puy
                            de Vaux, Pierre; Lopez, Elisabeth;
Vie de soeur Colette

Citation: «Le Père de toutes miséricordes
Le Fils par sa sainte Passion
Le Béni Saint-Esprit fontaine de paix et d'amour
nous donne à tous consolation. Amen» Ste Colette


8 février : Bienheureuse Jacqueline de Settesoli


19 février Saint Conrad de Plaisance, ermite

Conrad Confalonieri, nait en 1290 à Plaisance (Émilie,Italie) . En accord avec sa femme, il décida de vivre dans la pauvreté: elle entra au monastère des clarisses tandis que son mari embrassait la Règle du Tiers Ordre franciscain et se retirait à Soto, en Sicile, où il soigna des malades. En quête d'une vie plus contemplative, il se retira ensuite dans un ermitage voisin, à Pizzoni. Son culte fut autorisé à Soto en 1515 et étendu à l'Ordre franciscain en 1625


24 février : Bienheureuse Isabelle de France,

Isabelle, fille de Louis VIII , de Blanche de Castille et soeur de saint Louis, roi de France, naquit en 1225. Elle fonda à Longchamp une abbaye de clarisses sous le titre de l'Humilité de Notre-Dame. Sa santé trop déficiente ne lui permit pas d'être religieuse, mais elle vécut à coté du monastère et, à sa mort, le 23 février 1270, elle fut ensevelie dans l'Église de l'Abbaye. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).