Née vers 1585 à Vignarello,
Viterbe, en Italie. Sa famille était illustre. Son
père confia son éducation aux sœurs franciscaines du
couvent Saint-Bernardin, où était entrée sa sœur
aînée. Après quelques années de vie religieuse, elle
tomba malade, et une fois guérie, connut une
véritable conversion la conduisant à des pratiques
rigoureuses de pénitence corporelle, mais surtout
elle entra progressivement dans une ardente
contemplation et fut gratifiée du don des larmes et
d’une grande compassion pour les pécheurs.
Elle assuma la charge de maîtresse des novices. Elle
fonda plusieurs associations pour le service des
pauvres et des malades. Elle répandit dans la ville
de Viterbe, pendant le carnaval, la coutume de
l’oraison des Quarante heures. Celle-ci fut adoptée
ensuite dans toute l’Église. Elle est morte le 30
janvier 1640. et canonisée en 1807
FÉVRIER
4
février : Saint Joseph de Leonisse, prêtre capucin
Eufrasio
Desideri naquit en 1556 à Leonissa
(Rieti, Italie) . Missionnaire en Turquie, il se
dévoue auprès des esclaves chrétiens. Accusé d'avoir
outragé la religion musulmane, il est capturé,
torturé, il échappe à la mort et fut renvoyé dans
son pays. Tout en menant une vie de prière et de
pénitence il reprit son activité de prédicateur en
Italie. Il fut canonisé par le pape Benoit XIV. Pie
XII l'a proclamé , patron des missions capucines en
Turquie.
Sainte Jeanne de France, fondatrice des
Annonciades
Fille du
roi Louis XI, elle désirait se consacrer à Dieu.
Donnée en mariage au futur roi Louis d'Orléan, elle
fut répudiée et se retire à Bourges et c'est là
qu'elle fonde en 1501 l'Ordre des Annonciades. Elle
fut béatifiée le 18 juin 1742 par Benoit XIV et elle
fut canonisée le 28 mai 1950, par le pape Pie XII.
Citation de sainte Jeanne: «Sur la terre, chacune de
nous, bien consciente de ses propres déficiences,
devienne cependant conforme à la vie de la Vierge
Marie, pour l'honneur de Dieu et le salut du monde».
Bibliographie : Annonciade hier et aujourd’hui,
Monastère de l’Annonciade, Brucourt (F), 2003.
Ouvrage à se procurer auprès des monastères de
l’Annonciade.
Site :http://pagesperso-orange.fr/annonciade/index.htm
6 février : Saints
Pierre Baptiste, Paul Miki et leurs compagnons
martyrs
«C'est pour avoir prêché l'Évangile que nous perdons
la vie» st Pierre Baptiste.
Ce
furent les premiers martyrs du Japon, en 1597 (6
franciscains, 3 jésuites et 17 tertiaires japonais).
Ils furent béatifiés trente ans plus tard et
canonisés en 1862, huit ans après la réouverture du
Japon à l'Occident.
7
février ; Sainte Colette de Corbie, clarisse
Sainte
Colette est née à
Corbie en 1381. Elle est à
l'origine de la réforme du second Ordre franciscain,
les clarisses, fondée par sainte Claire au XIIIe
siècle.
C’est à son confesseur, le franciscain Pierre de
Vaux, mais aussi à l’une de ses compagnes en
religion, sœur Perrine, que l’on doit la rédaction
de ses Vies sans doute rédigées
vers 1471 dans le cadre de son procès de
canonisation. Selon les auteurs des vitae, sainte
Colette naît à Corbie en Picardie, d’un père
charpentier et d’une mère longtemps stérile la
mettant au monde à l’âge de 60 ans, modèles
spirituels tout droit sortis de la Bible.
A l’âge de dix-huit, Colette perd ses parents. C’est
alors qu’elle décide de mener une vie de
recluse. Elle prend l’habit du
tiers ordre franciscain le 17 septembre 1402 et
s’enferme dans un reclusoir de l’église
Saint-Etienne de Corbie. Révélations et visions
marquent alors sa vie. Un jour, en vision, saint
François d’Assise la requiert notamment à Dieu pour
porter remède à tous les maux et péchés dont souffre
l’Église.
Peu après le franciscain Henri de La Baume la
rencontre et devient son principal appui. Il
l’accompagne à Nice, auprès du pape Benoît XIII à
qui elle vient demander la grâce de pratiquer
intégralement la règle de sainte Claire, et
particulièrement la pauvreté vécue de manière
communautaire et pas seulement personnelle. Le pape
souscrit à sa requête. Elle fait profession le 14
octobre 1406 et fonde un premier monastère où elle
accueille toutes les femmes qui désirent vivre selon
cette règle. En 1410, elle prend possession du
monastère des clarisses de Besançon et en fait le
berceau de la réforme. On la traite de
visionnaire, de fanatique, de folle. Mais Dieu sème
les miracles sous ses pas. Très vite, la
communauté se développe et sa réputation de sainteté
s’étend. C’est le début de la
réforme appelée ultérieurement « colletine ». En
quarante ans, Colette de Corbie fonde ainsi ou
réforme près de dix-sept couvents, parmi lesquels
ceux d’Auxonne et de Poligny. Elle rencontre aussi
nombre de résistances, comme au couvent du Puy, qui
finit par être gagné par l’esprit de la réforme.
Elle s’implante aussi en Flandres, à
Gand, où elle fonde le
petit monastère de Bethléem. Elle meurt à Gand en
ayant mené à bien la réforme de 380 couvents dans
l’ensemble de
l’Europe.
Elle aide aussi saint Vincent Ferrier à réparer le
schisme papal. Elle meurt à Gand le 6 mars 1447. Son
culte se développe surtout après la peste de Gand en
1469.
Ses reliques sont
transférées à Poligny (Jura) chez les Clarisses dans
un couvent fondé par elle-même. Elle avait fait la
promesse d'y revenir. Sa châsse y est toujours
précieusement conservée.
Les femmes enceintes l’invoquent !
Après sa mort, le culte de sainte Colette déborde
largement l’ordre franciscain. Très vite, la sainte
devient aussi la protectrice des enfants, puis des
femmes enceintes et des accouchées.
Bibliographie: Lopez, Élisabeth;
Sainte Colette de Corbie
Roisin, Simone;
Sainte Colette de Corbie
Lopez, Élisabeth;
Sainte Colette et la Maison de Bourgogne
Ferrand;
Sainte Colette, fondatrice du monastère
Sainte-Claire du Puy
de Vaux, Pierre; Lopez, Elisabeth;
Vie de soeur Colette
Citation:
«Le Père de toutes miséricordes
Le Fils par sa sainte Passion
Le Béni Saint-Esprit fontaine de paix et d'amour
nous donne à tous consolation. Amen» Ste Colette
8 février : Bienheureuse
Jacqueline de Settesoli
19 février Saint Conrad
de Plaisance, ermite
Conrad Confalonieri,
nait en 1290 à Plaisance (Émilie,Italie) . En accord
avec sa femme, il décida de vivre dans la pauvreté:
elle entra au monastère des clarisses tandis que son
mari embrassait la Règle du Tiers Ordre franciscain
et se retirait à Soto, en Sicile, où il soigna des
malades. En quête d'une vie plus contemplative, il
se retira ensuite dans un ermitage voisin, à Pizzoni.
Son culte fut autorisé à Soto en 1515 et étendu à
l'Ordre franciscain en 1625
24 février :
Bienheureuse Isabelle de France,
Isabelle, fille de Louis
VIII , de Blanche de Castille et soeur de saint
Louis, roi de France, naquit en 1225. Elle fonda à
Longchamp une abbaye de clarisses sous le titre de
l'Humilité de Notre-Dame. Sa santé trop déficiente
ne lui permit pas d'être religieuse, mais elle vécut
à coté du monastère et, à sa mort, le 23 février
1270, elle fut ensevelie dans l'Église de l'Abbaye.
Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même
année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle,
demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire
sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt
publia ce récit
hagiographique,
vers
1280,
mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en
1521,
par le pape
Léon X
(bulle Piis omnium).