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Il est difficile de penser qu’hier s’approche maintenant et touche de son ombre ma main
un regard glisse dans ma pensée juste au moment de fermer les yeux et d’implorer le silence
j’aimerais que le passé parle il ne fait que traverser lentement la place brûlante du cœur
les murailles sont plus muettes que les cendres et les absences inanimées dans la brise vespérale
quand ai-je pris l’habitude d’écrire sur du papier tellement sage au lieu de barbouiller les murs ?
personne n’apparaît réellement il n’y a même pas un cimetière pour les présences les plus vives
je sens des bulles argentées qui flottent dans un ciel intérieur tandis que le vent les brise
là-bas est-ce encore la route ? je vois une silhouette qui disparaît sans montrer son visage
je pense je crois j’espère il n’y a qu’un point minuscule et le dos d’un rêve au loin
comme une étoile fait naufrage peut-être que l’écriture des visages les efface aussi sous la neige.
Noël 2009
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